
DEUXIÈME ÉDITION
Lancement le dimanche 16 novembre 2025 à 15h, à Val-David. (Voir le communiqué de presse plus bas).
Cette réflexion sur l’environnement a mérité
la Mention d’Excellence
Prix des Écrivains francophones d’Amérique (EFA), 2009.

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Extraits du chapitre 3 : L’école verte
Bernard Anton a conçu le programme DASE à implanter dans les écoles.
Outre l’intégration de l’environnement dans l’enseignement même, toutes matières confondues, je suggère la création d’un comité environnemental parascolaire dans chaque école. Je le nommerai DASE, acronyme pour Découvrir, Aimer, Soigner l’Environnement.
Un formateur initié à l’environnement peut mobiliser toute l’école. Il pourrait animer ledit comité d’élèves qui prendra en main différents projets écologiques.
Les objectifs du comité DASE seraient de :
- sensibiliser l’ensemble des élèves aux problèmes actuels de l’environnement ;
- développer leur conscience écologique, leur sens de la responsabilité, leur solidarité avec les éléments de la nature ;
- favoriser un agir socio-environnemental ;
- viser des compétences cognitives, affectives, sociales et comportementales en lien avec l’environnement ;
- rapprocher les élèves entre eux et leur milieu ;
- développer chez eux un sentiment d’appartenance ;
- veiller à ce que leur école respecte la récupération des matières résiduelles et l’esprit du développement durable.
Un plan d’action, avec trois approches pédagogiques, peut être échelonné, par trimestre, sur l’ensemble de l’année scolaire.
Approche cognitive : l’automne pourrait être consacré à la découverte et à la connaissance de la crise écologique actuelle (recherche sur la qualité du sol, de l’eau, de l’air, de la nourriture ; étude du compostage, de la flore et la faune ; visite du Centre d’interprétation de la nature, de la Biosphère, de l’Insectarium, du Planétarium, du Biodôme, de l’Observatoire, du Jardin botanique, d’un zoo, d’un centre de tri et de recyclage, d’un site d’enfouissement, d’une usine de traitement des eaux qui utilise la nouvelle technologie de désinfection aux rayons ultraviolets).
Approche réflexive : après cette première prise de conscience, l’hiver convient au mûrissement de la réflexion, à la compilation et à l’analyse des données observées, à l’expression de ses craintes et espoirs pour la Terre, à l’évaluation des enjeux graves.
Approche pratique : le printemps serait favorable à l’action concrète, aux soins de la Terre (plantation d’arbres et de fleurs, campagne de propreté, ménage de la cour d’école ou autour de celle-ci, plantation et soin de semis, vente de pousses pour financer d’autres projets écologiques).
Stratégies organisationnelles
Un plan de communication des informations peut être établi lors d’une grande exposition ou d’une foire qui aurait lieu au gymnase ou à la cafétéria. Les élèves partageraient leurs découvertes et connaissances en matière d’environnement. Il y aurait plusieurs kiosques regroupés par thématique (eau, désertification, forêts, faune menacée, couche d’ozone, fonte des glaciers, pollution, santé environnementale, énergies renouvelables). Tout au long de l’année scolaire, un babillard de l’école réservé à DASE afficherait chaque semaine les dernières informations recueillies. Le journal étudiant numérique (pour sauver du papier) peut être exploité à cet effet. Des capsules de bonnes nouvelles encourageantes peuvent être annoncées à l’interphone, concernant, à titre d’exemples, le taux de recyclage qui augmente à l’école, ce qu’il advient des matières résiduelles récupérées…
Un plan de valorisation peut être envisagé : un certificat d’engagement et d’implication active serait décerné par la direction à ceux et celles qui se seraient illustrés dans le comité DASE.
Un plan d’évaluation ferait, en fin d’année, le bilan des résultats obtenus : l’impact de ces activités sur l’agir éthique individuel et collectif de l’ensemble des élèves ; leur degré de sensibilisation et de réceptivité concernant la nécessité de réduire l’empreinte humaine négative sur l’environnement ; leur niveau de développement intégral (travail d’équipe, solidarité, créativité, éco-socio-responsabilité, pensée critique, gestion de projet) ; leurs compétences développées (savoir-faire, savoir-être, savoir-agir, pouvoir-faire, capacité de résolution de problèmes) ; la quantité de papier, de cannettes, de verre, de plastique recyclés ; le nombre de gestes environnementaux effectués ; l’amélioration du sentiment d’appartenance, de l’estime de soi ; les points positifs ou négatifs notés par les organisateurs et par la population étudiante ; les succès, les difficultés ou les échecs rencontrés ; les points à améliorer.
Exemples d’activités environnementales proposées par DASE
Il y aurait, en outre, une foule d’activités à caractère environnemental à proposer :
- visionner des films qui portent sur l’environnement ;
- inviter des experts en la matière pour donner des conférences sur la biodiversité, la géothermie, la capture et le stockage du carbone, l’écosystème, la gestion des déchets, l’écoentreprise, le lien entre environnement et santé, entre environnement et alimentation, l’interdépendance des peuples, l’ornithologie ;
- visiter le Salon de l’Environnement ou le Festival mondial de la Terre, rédiger un compte rendu sur un kiosque, une pratique, une découverte ou une invention récente, puis le partager avec la communauté étudiante ;
- entreprendre une tournée verte du quartier ou un court voyage d’écotourisme ;
- lancer un concours d’objets recyclés ou revalorisés ;
- lancer un concours d’œuvres d’art créées avec du papier, du carton ou du matériel récupéré ;
- installer sur les murs de l’école des courtepointes, des sacs, des cravates, des nappes confectionnés par des élèves avec des bouts de tissus offerts par les étudiants, ils seront étonnés de leur transformation ;
- installer un composteur près de la cafétéria et une mangeoire dans la cour de l’école pour nourrir les oiseaux ;
- Transformer un local en salon vert où il y aurait beaucoup de plantes, un aquarium, des cages d’oiseaux, de lézards ou de lapins ; y diffuser une musique environnementale (chants d’oiseaux ou de baleines, bruit de l’eau qui coule, déferlement des vagues de la mer, chants des criquets et des grenouilles, bruit du vent) ;
- Lancer un concours de slogans, d’illustrations et de poèmes sur le thème de l’environnement ;
- Aménager un jardin intérieur entretenu par les élèves ;
- Mener un sondage sur un thème environnemental après en avoir eux-mêmes rédigé les questions ;
- Participer à un projet Afrique ou Haïti : envoyer, par exemple, à ces pays des semis achetés grâce au profit de campagnes de financement vertes, ou de l’argent pour acheter une poule ou une chèvre qui nourrirait plusieurs familles défavorisées ;
- Cibler des partenaires potentiels pour financer l’achat et l’installation d’un système de chauffage solaire ou d’un panneau solaire à l’école.
De telles activités mettent en valeur le rôle primordial de l’environnement dans la vie de tous les jours. Elles rapprochent toutes les ethnies, suscitent une dynamique de fierté et de plaisir à fréquenter l’école dont l’image se trouve bonifiée et inspirante pour son milieu. Elles diminuent le taux d’absentéisme, de morbidité, de vandalisme. Elles développent l’enthousiasme, la motivation, l’estime de soi, l’engagement, l’esprit d’initiative, la communication, le sentiment d’appartenance et de responsabilité de l’apprenant.
Ce dernier transporte ces apprentissages verts, cette culture verte dans son milieu familial, de travail, et social. Peut-être qu’il sera tenté de faire carrière dans l’industrie de l’environnement. C’est un secteur en plein essor qui recrute. Nombreux sont les postes à pourvoir en ce domaine. Le champ de spécialisation qu’il choisira répondra à ses convictions profondes et à sa conscience environnementale.
L’école est le terreau par excellence où les générations futures sont sensibilisées aux problématiques du monde. Une instruction solide les rend performantes, aptes à faire les meilleurs choix sociaux, politiques et environnementaux. Une éducation appropriée, en matière d’environnement et de développement durable, devrait être disponible également pour les personnes responsables qui gèrent de tels programmes afin qu’elles soient bien outillées. Une administration verte favorise l’émergence de nombreux nouveaux écocitoyens.

Extrait des Annexes



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